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Alexandre Dachary : « L’organisation du Zevent va prendre des proportions sans précédents »

Par Lenaic Leroy
Dach Zevent

Vous n’avez sûrement pas raté l’événement marquant de cette fin d’année 2018 : le Zevent ! Ce regroupement de personnalités du milieu a fait émoi au sein de la communauté des joueurs, mais aussi auprès du grand public. Quoi de plus normal quand 40 personnes parviennent à soulever plus d’un million d’euros de dons au profit de Médecins sans Frontières !

Derrière cet événement, devenu référence pour les joueurs, une personne joue un rôle central. ZeratoR est sans nul doute la tête de proue de l’initiative, mais c’est à Alexandre “Dach” Dachary que l’on doit l’accomplissement de ce projet.

Si vous êtes familier du contenu proposé par ZeratoR, vous avez sûrement déjà entendu parler ou croiser ce personnage lors d’une session d’Overcooked. Néanmoins, vous n’avez peut-être pas véritablement idée du rôle que celui-ci joue au quotidien dans la réalisation de tous les projets menés par la ZT Production.

On le nomme le sidekick de ZeratoR ou son bras droit. Il est presque impossible de résumer ce qu’il fait auprès du streamer sans employer ce terme. Ne vous méprenez pas, Dach n’est pas une simple roue de secours. Il est l’un des éléments clé de la réussite de ZeratoR depuis son lancement en indépendant, il y a maintenant 4 ans.

Du développement de la ZT Production à la réalisation du Zevent, Dach est partout. Sans lui, il serait difficile d’imaginer un tel succès pour l’événement caritatif.

J’étais curieux d’en apprendre plus sur ce personnage de l’ombre. Souvent remercié et reconnu par ses pairs, j’ai tenté ma chance pour en apprendre plus sur son parcours. Je voulais tout savoir de ses forces et ses attentes vis-à-vis de l’esport, du développement du streaming, mais aussi sur l’avenir du Zevent, dont il est le co-créateur.

J’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à découvrir cet échange avec Dach. Désormais, plus rien ne vous échappera lorsque vous le verrez apparaître auprès de ZeratoR. Vous comprendrez pourquoi le streamer de feu peut se reposer sur son associé, véritable boîte à outils, mais aussi ami de toujours.

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Salut Dach ! Je suis curieux de découvrir ton parcours qui, j’imagine, aide à comprendre comment on devient quelqu’un d’aussi actif que toi dans l’esport français.

Je suis Alexandre Dachary connu sous le pseudonyme de Dach. J’ai 29 ans et j’ai un parcours très classique, jusqu’à mon bac S. À la suite de cette obtention, j’ai commencé des études de chef de projet multimédia dans une école privée, l’IIM. Une des particularités du cursus était d’offrir des compétences techniques à des chefs de projets qui, une fois sur le marché du travail, seraient capables de comprendre les difficultés, les tenants et aboutissants de leur équipe.

J’étais dans une option jeu vidéo et j’avais pour idée d’être dans une équipe de créateur de jeu. Les deuxièmes et les troisièmes années étaient déjà sur des projets. Les troisièmes années s’occupant des deuxièmes années, j’ai eu l’occasion de diriger du développement de jeu. J’ai compris que je n’étais pas forcément aussi emballé par l’idée que je le pensais, du moins, en ce qui concerne le marché du jeu vidéo français. J’ai cherché un peu à international, mais sans succès.

Je me suis finalement intéressé à l’esport qui était encore une pratique grandissante. Il n’y avait pas encore Twitch pour le streaming. Les principaux canaux étaient encore Justin TV et Own3d TV. Je regardais pas mal de contenus sur Youtube dont Pomf et Thud ou Chips et Noi qui s’étaient déjà lancés. Je voyais un potentiel à prendre et j’avais déjà eu la possibilité de travailler ce type de contenu comme bénévole au sein de la communauté Super Smash Bros.

Ce qui a été déclencheur, c’est que Maxildan était dans ma classe. J’étais très fan de MOBA, je jouais beaucoup à League of Legends. L’annonce de la sortie de Dota2 m’avait beaucoup hypé. Je regardais énormément de contenus sur le jeu qui me plaisait déjà plus que League of Legends. Dans son élan, Max m’a emporté et on a décidé, ensemble, de faire du contenu sur le jeu en pensant qu’on pouvait peut-être devenir les Pomf et Thud de Dota2.

Equipe Eclypsia

L’arrivée de la WebTV d’Eclypsia marque un tournant décisif pour Dach et la plupart des streamers sous sa responsabilité. Crédit: Eclypsia

C’est à la même période que j’ai rencontré Xari. Lui et d’autres potes se sont associés à notre projet. Julien Thierry, le fondateur d’Eclypsia, nous a proposé de racheter notre contenu. On a décidé de renégocier l’offre de Julien. On a préféré lui donner gratuitement notre contenu, mais il devait tous nous prendre en stage. On en avait bien besoin pour nos études et, de fil en aiguille, on a tous eu un CDI qui nous a ouvert les portes d’Eclypsia.

C’est marrant de voir que sur un coup de poker, tu arrives, toi et toute ton équipe, à être embauché dans une société comme Eclypsia.

À partir de cette époque, tu as occupé pas mal de postes différents. Est-ce que l’organisation d’événements était déjà une de tes occupations ?

Ce n’est pas si simple, car j’ai souvent changé de poste lorsque j’étais chez Eclypsia. Au départ, j’étais streamer avec Xari et Maxildan. Lorsque nous sommes arrivés, il n’y avait rien du tout. Eclypsia n’avait même pas de site. Lorsque celui-ci a été créé, j’ai dû passer rédacteur en chef pour concevoir une ligne éditoriale.

Ruurk m’avait fait confiance pour la partie rédaction et, par la suite, j’ai lancé la ligne vidéo du site. Twitch commençait à prendre de l’ampleur et il voulait que tous les streamers possèdent une chaîne. À partir de là, j’ai été directeur des programmes et j’ai laissé la rédaction.

C’est grâce à l’arrivée de personnalités comme Lege qui avait déjà de l’expérience dans le milieu que j’ai eu la possibilité de manager la ligne vidéo. C’est comme ça que j’ai été le manager de la plus grande partie des streamers qui sont passés chez Eclypsia, et donc, de la plupart des streamers connus aujourd’hui.  Par la suite j’ai été responsable de production globale. Je cumulais la programmation et la rédaction à la fois. C’est dans cette période que j’ai connu ZeratoR et, peu après, je me suis lancé avec lui.

Pour expliquer ce que je fais avec ZeratoR, je résume souvent le tout en parlant de moi comme son bras droit. J’essaie au maximum de faire toutes les tâches pour qu’il ne lui reste plus qu’une chose : streamer.

Dans les faits, c’est impossible, car ZeratoR possède plusieurs sociétés. Pour moi cela peut consister en des tâches rébarbatives comme du mailling, répondre à la communauté. Cela peut aussi être des choses plus complexes comme la gestion de son carnet de clients, de sa marque, des émissions et des concepts, la création et la mise en place d’événements, la logistique pour les différents déplacements, de la comptabilité, du juridique… Pour faire simple, je suis son ombre et je l’aide à gérer son business.

Difficile en effet de donner un nom à ce genre de position. Le terme le plus polyvalent est souvent celui d’agent et pourtant, il semble être loin du rôle que tu tiens.

Il y a un peu de ça, mais l’agent va essentiellement faire de la logistique et de la gestion de clients. Dans mon cas, je suis l’associé d’Adrien, donc je n’ai pas que ce seul rôle. Derrière, j’ai pour mission de faire fleurir les différents business dans lesquels on se lance. De plus, ma rémunération ne marche pas dans une logique de com’ qui provient de son travail. Il y a un partenariat entre ZeratoR et moi qui se fait main dans la main, et qui se veut beaucoup plus global. Dans un sens je suis comme un agent, secrétaire, chef de projet… À mon sens le bras droit est plus clair.

Comment tu perçois l’évolution de la pratique du streaming dans l’esport durant ses dernières années ?

Je trouve cette évolution très bénéfique et une poursuite logique de ce qui a eu lieu précédemment. Pour notre génération et la génération suivante, c’est cohérent à tout ce qui touche au jeu vidéo.

La génération Y a perdu goût au contenu télévisuel et s’est retrouvé dans les productions sur Youtube. À l’époque, la télévision proposait du contenu à heure fixe. Le traitement du contenu était très large, souvent formaté et presque aseptisé. Le spectateur n’avait plus aucune interaction avec l’animateur. Beaucoup de jeunes ne se retrouvaient pas là dedans. La plupart d’entre eux voulaient un contenu plus ciblé, disponible à n’importe quel moment et gratuitement. La présence d’animateur de leur génération est importante, car ils s’y identifient plus.

C’est exactement à cette période que Youtube est arrivé en force. Ils ont trouvés tout ce contenu sur le site. La plupart des gros Youtubers ont explosé à cette époque en proposant principalement des vidéos autour de l’humour, du lifestyle, de la beauté ou du jeu vidéo.

Dach Zevent mega

Durant le Zevent, les petites communautés comme les plus grandes étaient présentes et le contenu proposé allait du jeu vidéo aux créations artistiques Crédit : Zevent

Le jeu vidéo était encore un contenu de niche, fait principalement par les fans de la communauté. Il y avait une mauvaise image. Cette nouvelle technologie avait les moyens de s’exprimer en ligne, d’abord avec le jeu en réseau, puis la création de contenu en réseau avec les forums. Le jeu vidéo a pris son essor avec Youtube et il a explosé lorsqu’il a rejoint la tendance américaine du streaming. Cette pratique s’appliquait particulièrement bien au jeu vidéo. Elle était d’abord dédiée à la retransmission de compétition esport ou de parties d’entraînements des joueurs professionnels esport.

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Le streaming avait un côté didactique qui se prêtait bien à l’esport. C’était jusqu’alors, une pratique avant tout bénévole, organisée par des passionnés. Le streaming était un moyen de faire sortir de l’ombre une pratique encore peu visible. De la même manière que des influenceurs s’exprimaient par la vidéo, certains ont vu la possibilité de le faire en live. Rapidement, l’idée de détourner ce qui était déjà fait en vidéo en live a été réalisée. Plusieurs influenceurs ont alors repris ce qui était pratiqué à la télé.

C’est durant cette période que nous sommes arrivés en force. C’était quelque chose de logique pour une génération qui avait trouvé un nouveau mode d’expression et de consommation correspondant plus à ce qu’elle recherche. Logiquement pour les premiers arrivés sur le marché, ceux qui ont eu la niaque, une personnalité et un savoir-faire, il y a une starification qui s’est mise en place. Aujourd’hui, ils sont des vrais leaders d’opinion et des vecteurs importants de la communauté.

C’était une évolution logique pour moi qui était vouée à arriver d’une manière ou d’une autre.

Tu mentionnais un peu plus tôt ton rôle dans la création et la gestion des différents événements avec ZeratoR. Je ne peux pas passer à côté du Zevent 2018 qui a sûrement été une des dates les plus importantes de cette année. Comment on en vient à créer un événement qui entre dans l’histoire du jeu vidéo français?

C’est une excellente question. C’est marrant, car notre première initiative, Avengers, était sans aucune prétention. La plupart des streamers, dont ZeratoR et MisterMV qui sont souvent liés, mais aussi les autres qui sont avec lui comme MoMan et Gius, sont des personnes plus âgées. Leur audience est aussi plus âgée et leurs références correspondent à ce public en particulier. Cette audience est fidèle, impliquée et peut dépenser de l’argent. La plupart de leurs spectateurs ont entre 23 et 30 ans, même si on peut facilement voir plus.

Dans le streaming, ce qui est marrant, c’est que contrairement à la télé, on ne présente pas une émission, mais plutôt un animateur. Le public de ZeratoR va s’intéresser à lui et à tout ce qu’il fait en général. Lorsqu’on a lancé Avengers, il y avait cette réunion de streamers, le genre de chose qui arrive rarement et, à l’époque, c’était d’autant plus vrai. Ce n’est que depuis récemment que l’on voit les Barrières Show se monter.

En excluant O’Gaming, qui a fait ce genre de proposition en tant que WebTV, ZeratoR est le premier streamer indépendant à faire des spectacles en salle. Avengers en était un peu l’illustration. C’était le premier événement de ce type qui réunissait des streamers pour du caritatif. Forcément en étant les premiers, en ayant une certaine forme de notoriété, mais aussi en s’entourant de personnes qui sont populaires, il y a un effet boule de neige.

Lorsqu’on avait fait Avengers, on ne s’attendait à rien. Le but était de rejoindre la cause d’Athene et de participer à notre échelle, à un événement fun. On ne s’attendait pas à ce que l’Avengers France soit celui qui rapporte le plus, parmi tous ceux lancés dans le monde.

Pendant notre campagne Coca-Cola en Norvège, ZeratoR et moi commencions à se dire que ce serait fun de lancer notre propre événement caritatif, indépendamment d’un collectif, libre de faire ce qu’on veut. C’est dans cette idée qu’on a repris puis étendu le concept d’Avengers pour créer le Zevent. L’antécédent d’Avengers fait dans l’urgence et sans organisation a permis de faire du Zevent, un blockbuster. L’événement avait tout de nouveau. On avait 30 streamers pour une association, c’était énorme.

Réunir 510 000 € pour nous c’était déjà fou et impensable. Le Zevent c’est vraiment mon moment préféré de l’année. C’est vraiment mon projet. Je l’organise à 80 % grâce à la confiance et l’input de ZeratoR qui me fait totalement confiance. Cette année, lorsqu’il a fallu le relancer, j’ai tout fait pour. On espère évidemment pouvoir faire une édition chaque année, mais on ne peut pas être 100 % sûr que ça arrivera. Les chiffres de cette année étaient inimaginables, mais après tout, les communautés ont grandies. Nous avions plus de streamers et notre installation s’est améliorée. On n’a jamais pensé atteindre un million, mais c’est suite à des choix stratégiques qu’on est parvenu à ce résultat.

Zevent 2017

Le Zevent 2017 était la première édition de l’événement et son organisation était minimaliste, pourtant plus de 500 000 € avait déjà été récoltés ! Crédit : Zevent

Je pense que c’est une ampleur qui nous dépasse un peu. Nous sommes partis d’une initiative sans prétention pour faire du caritatif. ZeratoR, comme moi, estimons qu’une forte image médiatique doit être mise au service du bien commun, au moins, une fois par an. Le Zevent est notre manière de le faire et l’événement s’est mis en valeur tout seul avec l’aide d’animateurs qui se sont investis.

Les événements caritatifs avec le plus de visibilité à l’échelle mondiale sont probablement les GDQ. En touchant un public international, ils sont parvenus à récolter un maximum de 2 295 947,86 $ sur une semaine. Le Zevent 2018 est parvenu à soulever plus d’1 000 000 € en un week-end, en se basant uniquement sur la communauté francophone. Comment on explique une telle différence ?

J’ai ma petite idée sur la question et cela reste très personnel. Je suis un très grand fan de GDQ et je suis l’événement depuis des années. C’est d’ailleurs leur initiative qui nous a motivé, ZeratoR et moi, à faire le Zevent.

Actuellement GDQ plafonne à un peu plus de deux millions de dollars, ce qui est énorme. ils répètent leur concept depuis assez longtemps et touchent une niche de spectateurs. La particularité de leur événement, c’est qu’il est diffusé sur un seul flux et il est difficile de faire rencontrer les spectateurs et leur jeu favoris.

Pour Zevent, on était 40 streamers proposant tout type de contenu. On le voyait dans la disposition, avec un côté de la salle proposant avant tout du contenu très en vogue comme League of Legends, Fortnite, etc. L’autre côté était plus vieux avec du jeu indépendant, du chant… L’événement ne dure peut-être que trois jours, mais il y en a aussi toute la nuit. En ayant plusieurs lives en même temps, on arrive à avoir une interaction différente d’un animateur à l’autre. On crée plus de rebonds, plus de fun, certains font des raids pour réussir les donations goals, d’autres perdent des paris et font des dons à l’association.

C’est plein de méthodes qui font que le fun est permanent ce qui rend l’événement plus intense que la GDQ qui ralentit durant la période de nuit pour les États-Unis. L’ambiance est différente et peut être un peu plus animée que durant la GDQ en heures de nuit où le live se concentre en général sur les jeux plus nichés ou moins connus du grand public. L’ambiance est beaucoup moins forte et les baisses de rythmes sont beaucoup plus marquées. Même si on reste sur une communauté purement francophone, on arrive en 3 jours, à engranger plus d’un million. Peut-être qu’un jour on arrivera à les rattraper, même si je n’y crois pas, pour le moment.

Comment est-ce qu’on fait pour faire transparaître l’humain dans une industrie où l’argent est le point de référence pour beaucoup de choses ?

Ces dernières années ont a beaucoup vu Webedia être pointée du doigt. Le monde du streaming est essentiellement constitué d’entrepreneurs. Il n’y a que très peu de personnes en CDI et Webedia est une des rares entités à en avoir la responsabilité. Automatiquement, cela créer des obligations pour assurer le paiement de tout leur personnel.

Avec ZeratoR on possède une image un peu subversive à ce propos, car on défend la cause de l’indépendant.

Zevent 2018

L’édition 2018 du Zevent est probablement la première d’une longue lignée a créer un tel engouement pour une action caritative dans l’esport en France. Crédit : Zevent

Ce Zevent a marché, car il y avait une émotion perceptible dans la salle. À la fin, au-delà de la somme réunie, du défi que cela représentait, c’était avant tout un moment historique pour nous. C’est dur pour moi de voir l’ensemble. ZeratoR est l’animateur porteur du projet et il en est l’animateur principal. L’organisation c’est plutôt ma partie à gérer et c’est normal. Je le vis au quotidien. C’est difficile d’avoir du recul dessus et sur ce qu’on accomplit.

Ce qui est certain en revanche, c’est que les streamers présents ont été sélectionnés, en premier lieu, parce qu’ils étaient déjà là depuis Avengers. Ceux qui nous ont soutenus, alors qu’il n’y avait rien, ils sont comme une famille pour nous. Ils seront toujours invités. Ceux qui ont déjà participé à un Zevent sont de nouveau invités à participer et ensuite, si on peut, on rajoute d’autres personnes qu’on aimerait voir venir.

C’est le cas de Gotaga. On nous demande souvent pourquoi il n’était pas là l’année dernière. C’est tout bête, mais on n’avait pas eu le temps de faire connaissance et on ne savait pas s’il accepterait. Depuis, on a eu le temps de se rencontrer et c’est un plaisir de le faire avec lui.

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Ce Zevent avait cette particularité de réunir une bande d’amis qui ont hyper bien bossé ensemble. C’était une colo de vacances avec une énergie très positive pendant un week-end. Avec une énergie pareille, c’est normal de voir que la bonne humeur est contagieuse. C’était un défi pour tous les participants. On est tous des geeks, tous de la même génération. On a tous subi les mêmes brimades et clichés éculés. Même si ce n’est pas notre étendard, ce genre de rassemblement nous permet de prouver que nous sommes capables de nous affranchir des idées reçues. Le temps l’a prouvé, les geeks sont capables d’être sociables, d’être ouverts à plein de choses et peuvent être impliqués comme citoyens solidaires.

C’était important pour moi que ce Zevent soit constitué d’amis parce que j’avais plaisir de faire l’événement avec eux. À la fin, c’était clairement compréhensible, tout le monde avait le câlin facile. On partageait un moment entre personnes qui s’apprécient. Si on faisait ce genre d’événement avec des gens qui le méritent par leur audience, on n’aurait jamais ce genre d’énergie ou de moments et l’événement ne serait pas pareil.

Cette question identitaire est très importante pour la communauté après plusieurs années difficiles. Est-ce que tu penses qu’une fois cette problématique résolue, des événements comme le Zevent auront moins de sens, car ils ne seront plus un étendard commun à tous les joueurs ?

C’est voué à arriver oui. Le jeu vidéo est une fracture générationnelle, méconnue de nos parents et de nos grands-parents, rentré depuis dans le culturel commun. Nous sommes la génération de la transformation. Nos enfants et ceux déjà nés depuis plusieurs années grandissent avec ça. Dans pas longtemps, ça ne sera plus surprenant de comprendre le jeu vidéo au même titre qu’un livre. Du moment où les parents comprendront ce que représente le jeu vidéo, ils n’auront pas peur pour leurs enfants et ils sauront les gérer autour de ça.

Le cliché éculé par les médias est vieillissant et finira par disparaître. Peut-être qu’un nouveau média avec un nouveau mode de consommation sera le sujet des brimades et des clichés que nous avons subis.

Je pense que le Zevent est l’événement de cette année 2018. Dis moi si je me trompe, mais l’organisation d’un tel moment doit être fait avec beaucoup de calculs en amont, de pression pendant l’événement et énormément d’émotions à l’arrivée ?

C’est particulier, car je n’ai pas l’impression qu’il s’agit de beaucoup de calculs. Nous sommes très loin de ça avec Adrien. On est simple dans notre fonctionnement. On veut faire un événement caritatif fun avec des amis, on le fait. Il nous coûte tant pour la société, et on considère que c’est notre don à l’association. Il n’y a pas véritablement de calculs, il y a la gestion de la salle qui doit correspondre à nos besoins techniques, mais il n’y en a pas d’autres.

Nous devons choisir la date de l’événement et penser à des stratégies, car les contraintes de planning sont à prendre en compte. Une fois qu’on arrête la date et que la salle est réservée, on voit le matériel à disposition et on lance l’événement. Cette année, un partenaire nous a fourni tout le matériel donc nous n’avons même pas eu à nous en occuper. Si on oublie ce travail, on invite juste nos potes et on joue pendant 50h. C’est tout.

C’est parce qu’on garde une idée simple et humaine que l’événement marche aussi bien. Quand les streamers arrivent, ils n’ont pas de guidelines hors la communication autour de l’asso. Ils font ce qu’ils veulent et tant qu’ils gardent un discours correct, on ne pose aucune limite.

Jusqu’ici, l’événement en lui-même n’était pas une pression. En revanche dans les éditions à venir, ça le sera. Désormais, on atteint des sommes et des attentes de la part du public et des professionnels qui n’existaient pas jusqu’ici. Moi, je n’avais aucune pression et l’édition s’est passée très tranquillement, mais on a déjà préparé des données avec une équipe pour avancer sereinement sur les éditions suivantes.

L’année dernière, je n’avais pas du tout préparé la médiatisation de l’événement. La Croix Rouge avait fait toutes les démarches, car ils trouvaient l’événement cool. Cette année, je m’en suis occupé en amont et tout le monde nous a envoyé bouler. Cette année, on a atteint le million, on parle de nous et dans toutes les interviews que je fais, on nous invite à le refaire. L’attente est très différente.

Moman Zevent 2018

Durant le Zevent, l’émotion a dominé tout le week-end et les streamers présents ont révélé leur part la plus humaine. Crédit : Zevent

Depuis la dernière édition, on a eu énormément d’associations qui nous ont envoyé des mails pour faire des candidatures. Je viens déjà d’avoir des appels alors que l’édition vient de se finir. Je n’ai pas l’habitude de faire ce genre de programmation et je leur réponds que nous sommes des animateurs, pas des professionnels du caritatif. L’événement va devenir plus compliqué, mais ça fait partie du jeu et c’est aussi une partie du fun.

Comment tu abordes les lendemains de l’événement alors que celui-ci est reconnu comme historique par la communauté ?

On l’aborde d’abord avec fatigue. Je ne le cacherai pas, pendant l’événement, je n’ai presque pas dormi et Adrien non plus. La dernière nuit je suis resté debout, car tous les médias nous ont sollicités. Il fallait répondre à tous les micros, c’était vraiment difficile.

Après l’événement, il y a une dose de stress, car on se rend enfin compte de ce qu’on a fait et de l’attente qui va apparaître pour les prochaines éditions. Il y a aussi une dose importante de fierté de voir ce qu’on a réussi à créer. Tu m’aurais dit petit, que j’allais travailler dans le jeu vidéo et que je cofonderais, avec un pote, l’un des plus gros événements du jeu vidéo français que certains utilisent comme un portes-étendard du discours du jeu vidéo comme média classique, je n’y aurais jamais cru.

Cela crée une véritable responsabilité qu’il faut porter. En ayant ce genre de sentiments, on ne veut décevoir personne et on aborde le moment de la sorte. L’ampleur du projet nous échappe un peu. On a reçu beaucoup de demandes de bénévolat pour l’association, ce qui n’était pas prévu.

Cela va devenir avec le temps, un événement majeur. Il l’est déjà pour nous, mais son organisation va prendre des proportions sans précédent. Jusqu’à maintenant, je gérais la quasi-intégralité du projet seul, désormais, je vais devoir penser à déléguer pour pouvoir suivre la cadence.

C’est une autre approche de la gestion et de la pression. C’est quelque chose qui est inévitable et qui fait probablement partie du fun. Il y a de l’ambition et de la fierté, notre évolution est un véritable défi.

Il va falloir s’attendre à ce que le paysage français voit d’autres événements similaires au Zevent apparaîtrent suite au succès de cette édition. Est-ce que tu aurais un conseil pour ceux qui s’apprêtent peut-être à créer un rendez-vous caritatif ?

C’est compliqué de répondre, car je pense qu’il faut faire quelque chose qui te correspond. Si tu arrives à faire un événement qui rassemble des gens, il faut le faire. Pour nous, il faut faire simple, mais c’est parce qu’on n’a pas cherché à faire différemment de nos habitudes. Le projet se voulait simple et on a agi comme au quotidien. Les gens nous ont vu entre potes avec pour seule différence, un regroupement dans une salle. Dans l’idée, on aurait pu faire la même chose en se donnant un rendez-vous pour une LAN entre potes et cela aurait ressemblé à ça. C’est ce que j’entends par simple. Il n’y avait pas de mise en place formalisée sous prétexte qu’on le faisait pour une asso, cela ne nous correspond pas.

Ce qui fait qu’un événement ou programme fonctionne c’est le côté innovant. Le FFS de ZeratoR fonctionne parce qu’il est le premier. Si quelqu’un décide de faire un modèle ou le gagnant reçoit un abonnement du reste des participants, il aura une copie du FFS. Si des mecs font un regroupement de streamers en lançant tous un live en même temps pour une cause caritative, ce sera quand même très proche de Z Event. Peut être que l’événement fonctionnera, mais est-ce qu’il sera aussi efficace ? Rien de sûr, il faut peut être qu’ils rajoutent autre chose pour se différencier un peu plus.

Nous, on voulait faire du caritatif dans le jeu vidéo alors qu’il y avait déjà des initiatives qui existaient comme la GDQ ou le Desert Bus, mais nous avons fait quelque chose à notre image avec notre concept.

Si des regroupements se forment à l’avenir, très bien, mais qu’ils essaient de faire quelque chose qui soit à leur image avec une plus-value, sinon ce ne sera pas très utile. Il y aura des reproches si ce n’est pas le cas, des comparaisons et je pense que c’est dommage, en particulier lorsque l’on parle d’événements caritatifs.

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Qu’est-ce que tu aimerais voir apparaître comme idée d’événement qui n’existe pas encore ou qui mériterait d’évoluer ?

On a déjà une idée avec Adrien qui devrait être mise en place courant 2019, du moins on l’espère. On essaye de faire un truc un peu différent de la TM Cup et de Z Event pour proposer autre chose. On espère que ça plaira au public.

C’est difficile de répondre, car il y a toujours moyen d’innover et d’améliorer de nouvelles choses. On prend un parti pris avec ZeratoR de faire autrement que le reste de l’événementiel du jeu vidéo. Jusqu’ici, c’est principalement à travers la compétition et l’esport que l’événement a été perçu. Le très haut niveau de jeu, c’est sympa, mais notre priorité c’est avant tout le divertissement, le spectacle. On est des animateurs pas des commentateurs.

Trackmania Cup 2018

Loin du cadre du Zevent, la Trackmania Cup organisée par ZeratoR et mise en place par ZQSD Productions offre une scène esportive traditionnelle pour célébrer le jeu de Nadeo. Crédit : Trackmania Cup

C’était visible pendant la Trackmania Cup où on a décidé de mettre, au milieu de la compétition, des défis un peu amusants pour apporter du spectacle en plus à notre public. Pour nous, ce qui doit être amélioré dans le jeu vidéo et qui se fait sentir de plus en plus, c’est qu’il faut faire plus de divertissements même si cela doit se faire au détriment de la compétition. La compétition, c’est de l’événementiel facile et au final, tout ce ressemble.

Que ce soit du Trackmania, du Street Fighter ou du League of Legends, il y a des brackets, des équipes, des commentateurs en costard cravate, bon… Tu aimes le jeu, tu as déjà vu tous les formats. On prend le contre-pied et on cherche à proposer du divertissement. Mister MV a très bien compris l’idée et l’un de ses donations goal du Zevent était le Tears of Legends 2. Le show qu’avaient fait Laink et Terracid au Barrière avait la même idée, pareil pour le show de Domingo, tous les streamers se lançaient des taunts sur Twitter, ils ont eu l’occasion de montrer qui était le meilleur.

Créer l’événement avec le divertissement en s’appuyant sur ce qui nourrit notre communauté et nos réseaux plutôt que de s’appuyer sur ce qui existe déjà c’est important pour nous. Faire du remplissage pur et dur, ce n’est pas ce qui nous intéresse.

Vous êtes les seuls à réussir ce genre de coup de maître et même avec le temps vous continuez à avoir une longueur d’avance sur le reste des organisations. Comment vous voyez cette différence avec des organisations massives ?

C’est surprenant sans véritablement l’être. Nous n’avons pas les mêmes budgets que des sociétés comme Webedia et pourtant, nous arrivons parfois à être innovants face à eux.

C’est plus difficile pour une structure comme Webedia de l’être, car les marques sont souvent diabolisées alors que les personnes sont idéalisées.

Ce qui nous surprend le plus, c’est que faire des événements en salle était naturel pour nous. Certes, il fallait du bagou pour se lancer en solo, faire un événement face à un public et trouver un moyen de le financer. ZeratoR m’impressionne pour ça parce qu’il a de l’audace. Très vite, d’autres ont suivi la cadence comme Domingo ou Wankil, qui ont fait leurs événements avec Webedia en backup.

Gotaga aussi a enchaîné, et avec la place qu’il occupe aujourd’hui sur le marché je pense qu’il va faire des trucs très lourds prochainement. Néanmoins on paraît précurseur, car nous avons osé nous lancer en solo. On essaye toujours de créer et on est souvent les premiers à pouvoir le faire. C’est un privilège et c’est important de ne pas le gâcher. On doit créer des opportunités et réussir à les saisir et créer des opportunités est justement l’une de nos forces à mon sens.

On crée et on est souvent les premiers à pouvoir le faire. C’est un privilège et c’est important de ne pas le gâcher. On doit créer des opportunités et réussir à les saisir. Créer des opportunités est une de nos forces.

Un des avantages de ce milieu, et c’est ce qui fait que je l’aime, ainsi que tous les gens qui y sont, c’est que l’on s’entend tous très bien. Tous les membres du Zevent, j’étais heureux et fier de les avoir à mes côtés, parce qu’ils nous faisaient confiance, mais ils prenaient aussi plaisir à être présents. Leur approbation a plus de valeur à mes yeux que celle du public, car ils sont nos confrères du milieu, des experts passionnés et influents du milieu qui valident l’événement et participent de bon cœur.

Votre ambition arrive à être votre principal carburant ?

Je le suppose oui, et c’est une des raisons qui fait que j’aime travailler avec Adrien. On tente des choses quitte à se planter et si c’est le cas, tant pis, on recommence. De ce point de vue, il a une bonne vision du business et c’est un véritable entrepreneur. J’apprends énormément avec lui et je continue d’apprendre de lui. Je trouve très impressionnant de voir qu’il n’a pas froid aux yeux.

En revanche, pour le Zevent, il m’est parfois arrivé d’être plus ambitieux qu’il ne l’était lui-même. Parfois quand je parle de ce que j’ai envie de faire, je le fais rire parce que je pense qu’il réalise que j’ai aussi appris à être plus sûr de moi à son contact. Je voulais faire le truc le plus dingue possible et ne pensais pas forcément au million. Pour moi, on pouvait faire un truc chouette sans nécessairement réunir une énorme somme. L’argent reste accessoire quelque part et réunir plein de streamers, c’était déjà génial pour le public. Je lui vends comme l’événement de l’année à ne pas louper parce que j’adore ça et que je pense vraiment qu’il a moyen de s’éclater avec. C’est lui qui m’a appris à viser un peu plus haut parfois, et il faut aussi se faire confiance par moment.

Votre tandem semble fonctionner à merveille et chacun d’entre vous y trouve son compte, toi sur le Zevent, ZeratoR sur la Trackmania Cup.

On a des profils très complémentaires et nos oppositions se font sur les bonnes choses. Il en va de même pour nos points communs. ZeratoR a de très bons liens avec Nadeo pour la Trackmania Cup. Il aime le jeu et ils ont conscience qu’il est le principal porteur du jeu en France. Pour l’organisation de cet événement, on fait appel à ZQSD Productions qui est une société spécialisée dans l’événementiel. On a monté une agence avec eux depuis, car nous sommes vraiment potes et nous nous faisons confiance. On a des profils très complémentaires avec eux aussi. Ils font leur travail très bien. Je n’arriverais pas a faire aussi bien qu’eux sur la Trackmania Cup tandis que mon organisation qui paraît souvent faite main, intimiste et presque brouillon plaît beaucoup pour le Zevent.

Dach Zevent 2018

Dach est reconnu comme l’homme de l’ombre, l’infaillible associé de ZeratoR qui rend chacun de ses projets possibles. Crédit: Zevent

La Trackmania Cup fait très carré et propre, des décors sont mis en place et cela ne ressemble pas à ce que je fais. Je pourrais bosser dessus bien sûr, mais c’est avant tout un événement qui tient à cœur pour ZeratoR. Chaque année, il a de nouvelles idées pour renouveler sa compétition et j’espère que celle qui arrive pour 2019 plaira tout autant au public que les années précédentes.

Ton rôle est mis en valeur, mais pour autant, c’est ZeratoR qui se retrouve logiquement sous les feux de la rampe. Est-ce que cette situation d’homme de l’ombre pèse au quotidien ?

Dans la plupart des cas c’est un atout, car je possède une notoriété sans véritablement en avoir. Dans la plupart des cas, je suis juste avec mes potes et, pour moi, ce ne sont pas des célébrités.

L’autre versant de cette situation peut parfois être frustrant en effet, car pour le Zevent, c’est pour la plupart des gens ZeratoR qu’il faut féliciter. Heureusement ZeratoR n’est pas un ingrat et il répète que je suis au cœur de l’initiative.

Néanmoins, pour certaines personnes, c’est difficile de se rendre compte de la situation. Ils gardent en tête que c’est le Zevent de ZeratoR, car il est le streamer. Il a beau essayer au maximum d’équilibrer la balance pour que les gens soient au courant, c’est le jeu et on ne peut pas faire autrement. C’est une situation que je ne trouve pas désagréable donc tant mieux.

Merci Dach !

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Percevoir l’esport d’un autre regard

Ce qui rend le travail de Dach et ZeratoR aussi singulier, c’est l’approche avec laquelle ils pensent l’esport ainsi que leur investissement à la réalisation de cette vision. De leur seule volonté, ils parviennent, ensemble, à créer un tout autre rapport à l’esport et plus généralement, à la compétition.

Aujourd’hui, ils sont des personnages reconnus de la communauté française, mais aussi des modèles pour beaucoup. Ce n’est pas un hasard, mais, l’aboutissement de leur travail qui les placent aujourd’hui dans cette situation.

Dach a toujours rêvé d’être un acteur du jeu vidéo, peut-être pas celui qu’il est aujourd’hui, mais sans le voir venir, il a tracé une voie qui correspondait à son ambition. Il est commun de voir dans l’esport des destinées être déviées du parcours qui semblait être le leur. Ces changements de caps ne doivent pas être perçu comme des erreurs mais plutôt comme des expériences qui constituent notre personne.

Le Zevent 2018 a été un succès incroyable, un événement historique pour la communauté francophone. Plus qu’un événement caritatif, le Zevent est, aujourd’hui, un symbole pour les joueurs, d’intégration de la pratique de l’esport dans la société.

Cet événement sonne comme un rappel : l’esport n’existe pas dans le seul but d’exister. Il peut être une source d’énergie pour des milliers de personnes, un carburant qui nous pousse à donner le meilleur de nous même. Il ne faut pas voir l’esport comme une fin, mais comme un moyen d’accéder à nos ambitions.

Encore un immense merci à Dach pour avoir partagé son expérience, c’était un réel plaisir de faire sa connaissance.

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4 Commentaires

Bellito 13 décembre 2018 - 23 h 15 min

Merci pour cet interview, un véritable plaisir de découvrir votre échange.
Quel personnage incroyable ! Je ne connaissais pas en détail les origines du duo fracassant, ils en ont fait un sacré bout de chemin.
GG no re !!

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Alexandre Hellin 14 décembre 2018 - 14 h 53 min

Merci à toi pour ton commentaire ! 😉

Effectivement, et le plus magique, c’est que leur histoire est loin d’être terminée !

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Elevent 17 décembre 2018 - 9 h 37 min

Superbe interview. C’est génial de voir que la passion peut encore être un moteur qui fonctionne.
Si il y a une chose que je retiens c’est : « et j’espère que celle qui arrive pour 2019 plaira tout autant au public que les années précédentes » TMcup2019 Confirmed ! Quoi que fasse Zerator ou Dach je serait toujours Hyper de fou parce-qu’on sent bien l’amour qu’ils mettent dans leur travail et ça fait plaisir. Vivement 2019.

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Lenaic Leroy 17 décembre 2018 - 12 h 28 min

Merci beaucoup pour ton commentaire !

En effet l’année 2019 semble être radieuse pour les amateurs de la ZT Production.

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