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Crash Team Racing peut-il supplanter Mario Kart et devenir une référence esport ?

Par Dimitry Bigot
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Quand on vous parle de jeu de courses de kart, il y a de grandes chances pour que le premier jeu qui vous vienne à l’esprit soit Mario Kart. Avec un opus sur chaque génération de console Nintendo, le plombier moustachu et ses camarades sont devenus une référence de ce type de jeu au fil des années.

Mais saviez-vous qu’à une époque, Mario devait faire avec une concurrence très solide du côté de chez Sony ? Tout commence en 1996 avec la sortie du jeu de plateforme Crash Bandicoot. Devant le succès du jeu, deux autres opus sortiront respectivement en 1997 et 1998. Puis tout comme Mario, Crash décide de s’essayer à la course de kart en 1999 à l’occasion de Crash Team Racing.

Nombreux sont ceux qui ont passé de longues soirées à écumer les circuits de ce jeu et on pensait alors que la rivalité avec Mario était faite pour durer. On pouvait même se mettre à rêver que Crash devienne le concurrent numéro 1 de Mario, la mascotte de la PlayStation un peu à la manière de Sonic chez Sega.

Malheureusement, l’aventure ne dépassera pas la PlayStation 2 pour Crash et ses amis. Du côté de Crash Team Racing, la sortie de Crash Nitrokart en 2003 signera la fin de la carrière de pilote du bandicoot. Dans ce jeu, Vicarious Vision, ne réussira pas à reproduire le succès du jeu original édité par Naughty Dog. Fini l’aspect nerveux et fun de Crash Team Racing, dans Nitrokart tout est désespérément lent et lourd.

On se disait alors que tout était fini et nous faisions déjà notre deuil de la licence… lorsqu’une étincelle nous a redonné espoir. Cette étincelle, c’est la sortie de Crash N-sane Trilogy, un remake des trois premiers jeux de plateformes de la PS1 sorti sur toutes nos consoles l’an dernier.

Le rêve était alors permis. Si N-sane Trilogy rencontrait le succès, la licence pourrait renaître et Crash Team Racing pourrait peut-être lui aussi avoir le droit à son remake. Nos prières finirent par être exaucées lorsqu’en décembre 2018, Activision annonce Crash Team Racing Nitro-fueled, un remake du jeu de kart prévu sur toutes les plateformes pour le 21 juin 2019.

Cependant, il n’a pas fallu attendre ce remake avant de voir une scène esport se développer sur le jeu. Certains irréductibles n’ont toujours pas lâché le jeu original et se sont regroupés pour former une véritable scène internationale autour de celui-ci.

Le hasard a voulu qu’au lancement d’Esport Insights en juillet, un de nos premiers followers attire mon regard. Ce mystérieux follower, c’est Florian Lefebvre, le champion d’Europe en titre de Crash Team Racing. Vous imaginez bien qu’à l’annonce de Crash Nitro-Fueled, mon premier réflexe a été de le contacter pour réaliser cet article. Dans celui-ci, nous allons revenir sur l’état actuel de la scène, mais aussi nous projeter dans le futur pour voir jusqu’où pourrait aller le potentiel succès du jeu en termes d’esport.

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Crash Team Racing, un jeu de kart sorti en 1999 (Crédit : Naughty Dog)

Bonjour Florian, premièrement j’aimerais que tu te présentes, mais aussi que tu nous expliques ton rôle dans la scène esport de Crash Team Racing.

Salut, je m’appelle Florian Lefebvre, j’ai 26 ans et je suis en deuxième année de doctorat à l’université de Paris-Sud en STAPS où je réalise une thèse sur l’analyse des stratégies sportives des clubs de football à l’international. En ce qui concerne la scène esportive de CTR, je l’ai découverte en mars 2016.

Je me suis alors remis à y jouer et suite à un tournoi où j’ai rencontré l’organisateur, qui est entre-temps devenu mon ami et co-fondateur de l’association CTR France, Aymeric Gueriec. En août 2016, il a organisé un nouveau tournoi qui s’est avéré être le premier championnat de France de Crash Team Racing au Warpzone de Rennes.

Suite à cela, on a monté l’association avec un troisième joueur qui s’appelle Mathieu Lepape. Dans cette association, nous sommes principalement trois, nous en reparlerons plus tard, mais la scène esport française est relativement petite en France quand on la compare à des pays comme l’Italie par exemple.

Le grand projet de cette association est de créer un tournoi esport plus conséquent. Pour cela, j’ai rencontré des personnes de Paris Esports pour voir comment ce tournoi peut être inclus dans un événement esport plus grand sur Paris. Mais pour le moment, on est en pleine réflexion avec l’annonce de CTR Nitro-Fueled.

Parce qu’en terme de matériel, organiser une compétition d’une cinquantaine de joueurs sur PS1 ou sur une console de dernière génération, ce n’est pas du tout le même budget. Par contre, le point positif c’est que la sortie de ce jeu risque de donner de la visibilité à cet événement. Du coup, pour le moment, on est en pleine réflexion par rapport à tout ça.

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Tu as déjà un peu répondu à ma question, mais j’imagine qu’aujourd’hui tu n’es pas joueur professionnel sur CTR

Ah non, je ne me considère pas du tout comme joueur professionnel. La seule chose, c’est que j’ai gagné c’est le championnat d’Europe en 2018 qui était en mode course multijoueur avec des objets.

Après j’ai aussi gagné, je pense, parce qu’en France on joue beaucoup plus à ce mode-là qu’au contre la montre par exemple. Pour te donner un ordre d’idée, en contre la montre, je ne suis « que » 34éme mondial et 4éme français et  il y a un gouffre avec les meilleurs joueurs qui sont principalement italiens. Dans le top 10 mondial, six sont italiens.

Après, une des forces de Crash Team Racing c’est qu’il est jouable dans beaucoup de modes différents. Par exemple, on peut aussi le jouer en speedrun.

CTR étant sorti en 1999 et n’ayant donc pas de mode en ligne, comment se déroule une compétition ? Quel est le format le plus plébiscité par la communauté ?

Je vais commencer par parler pour la France, le format typique, c’est de faire des compétitions assez longues. Le premier tournoi en 2016 s’étalait sur trois jours avec deux modes de jeu par jour. À la fin, on a fait un classement en prenant les résultats de chaque mode de jeu pour déterminer le vainqueur.

En ce qui concerne les modes utilisés, il y avait la bataille en 1vs1 et à quatre joueurs, le contre la montre. Il y avait aussi plusieurs modes de courses comme le 1vs1 sans objets, le 1vs1 et 4 joueurs avec objets.  En mettant autant de modes, l’idée est de mettre en valeur le skill des joueurs tout en laissant le moins de place possible à l’aléatoire.

En ce qui concerne le championnat d’Europe, on jouait en 1v1 et 4 joueurs avec objets. On était en poule de 4 joueurs, on faisait un match à 4 joueurs puis on affrontait individuellement chaque autre joueur de notre poule et les deux premiers se qualifiaient pour la suite.

Pour ce qui est de notre tournoi prévu pour fin 2019, on ne serait pas sur six modes différents, car c’est un format qui est hardcore, mais plutôt sur trois. Dans ces trois modes, il y aurait du contre la montre, car c’est un passage obligé de la compétition sur CTR. Mais il y aurait aussi deux autres modes plus agréables pour les débutants que sont le mode bataille et le mode course, même si la part d’aléatoire y est plus importante.

Après avoir vu comment se passe une compétition, j’aimerais que l’on s’intéresse à comment s’organise la scène Crash Team Racing au niveau national ?

Je dirais qu’avant qu’on créée l’association, il n’y avait vraiment pas grand-chose. Du coup, depuis 2016, on organise des tournois locaux ou régionaux principalement dans des bars esport. On en a organisé pas mal avec les Warpzone de Rennes et de Caen. Après, en termes de nombre d’inscrits dans ces tournois, comme on reste sur un ancien jeu, on tourne autour de 10/20 joueurs, ce qui est pas mal.

La grosse complexité pour attirer du monde, c’est que quand les joueurs nous voient jouer, ils se disent qu’ils n’auront jamais notre niveau. Du coup, ils ont un peu tendance à abandonner plutôt qu’à tenter de s’entraîner pour réussir à faire des performances compétitivement parlant.

Après, l’événement majeur de l’association a eu lieu l’an dernier lors du Stunfest. Lors de celui-ci, on a eu un stand partagé avec la fédération française de Super Mario Kart. C’était très sympa, ça a plutôt bien marché et ça a ramené des débutants sur le jeu.

On a aussi participé à deux sessions speedrun au Warpzone de Caen en 2017 et en 2018. Là encore, c’était super sympa, notamment la dernière qui a eu lieu il y a deux mois et qui a été diffusée dans tous les Warpzone de France.

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Plusieurs compétitions ont lieu en France grâce à CTR France (Crédit CTR France)

Et du coup au niveau international, comment se structure-t-elle ?

Premièrement, il faut savoir que, comme je l’ai dit précédemment, la scène est amateure, même si quelques joueurs sont aussi joueurs pros sur d’autres jeux. Pour te donner un exemple concret, le meilleur joueur du monde en contre la montre est aussi joueur professionnel sur League of Legends. Le meilleur joueur français en contre la montre est lui dans l’équipe pro, Oscaro Esport, sur Gran Turismo.

Après, si tu t’intéresses au top 10, tu vois que les joueurs ont des records sur plein d’autres jeux de courses. C’est une des particularités de la scène, les joueurs ne jouent pas qu’à CTR et c’est ce qui m’a personnellement étonné lorsque j’ai redécouvert Crash Team Racing.

Une autre des particularités c’est que ce n’est pas la scène esport qui organise le championnat d’Europe, mais une boutique en Italie. Du coup, en 2017, avec l’association on avait souhaité organiser un championnat d’Europe voir du monde. Malheureusement, on s’est heurté à d’autres joueurs qui nous ont fait comprendre qu’on n’était pas assez bien classés sur le jeu pour avoir la légitimité d’organiser ce genre de tournoi.

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Du coup, c’est dommage, mais il a fallu qu’on aille aux championnat d’Europe et qu’on finisse premier et deuxième pour que cette vision des choses évolue. Entre temps, on a aussi gagné plus de 100 places au classement mondial et maintenant beaucoup de joueurs étrangers sont motivés à participer à un tournoi sur Paris.

On parle beaucoup du championnat d’Europe depuis tout à l’heure, mais existe-t-il un championnat du monde ?

Il faut savoir qu’il n’y a pas de championnat du monde. C’est pour cela que le championnat d’Europe est le tournoi le plus prestigieux à remporter à l’heure actuelle. Mais en même temps, lui-même n’en est qu’à ses débuts puisqu’il n’existe que depuis 2017.

En 2016, c’était un gros tournoi italien. En 2017, il y a eu le deuxième joueur mondial qui y a participé, ainsi que le second meilleur français. Du coup, c’est à partir de là qu’il y a eu l’appellation championnat d’Europe. Et du coup, en 2018, les deux joueurs présents en 2017 y étaient et j’y ai aussi participé avec Mathieu Lepape.

Au vu de notre résultat, cela a fait changer d’idée d’autres joueurs du top mondial qui jusque là se disaient que ça ne servait à rien de venir, qu’à la fin ça serait un italien qui l’emporterait. Ce qui fait que l’année prochaine, il y aura sûrement d’autres joueurs non italiens du top mondial à faire le déplacement.

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Le Warpzone, lieu de rassemblement des fans de CTR français (Crédit : Warpzone)

Encore des joueurs européens ou alors il existe aussi des scènes dans d’autres pays du monde ?

Alors il faut savoir qu’en Amérique du Sud, il y a aussi une grosse scène amateur avec énormément de tournois. Notamment au Pérou où le jeu est très joué. Du coup, c’est une destination où l’on aimerait bien se rendre un jour pour participer à un tournoi.

J’ai aussi découvert, il n’y a pas longtemps, que la Bolivie a aussi une scène très active. C’est impressionnant parce que quand ils organisent un tournoi, ils vont avoir 10 à 20 fois plus d’inscrits que nous en Europe alors que le niveau est inférieur. Dans le top 100 du classement contre la montre, qui est le classement de référence à l’heure actuelle, tu as plus de 75% des joueurs qui sont européens.

Pour te donner une idée de la communauté dans ces pays, il faut voir quand dans notre groupe Facebook européen, on est environ 600 alors que leurs groupes comptent plus de 5 000 membres.

Si jamais l’on est passionné de Crash Team Racing et que l’on souhaite rentrer dans ce circuit que l’on vient d’aborder, qui faut-il contacter ?

Dans un premier temps, je pense qu’il faut se diriger vers notre association, CTR France. Après, on leur donnera tous les liens pour le Discord de la communauté internationale qui vient d’être créé par exemple.

J’ai du mal à croire qu’il y ait un afflux immense de nouveaux joueurs dans la communauté. Mais si ça arrive, ne serait-ce qu’une dizaine de nouveaux joueurs motivés, on serait évidemment ravis de les accueillir et de faire vivre davantage l’association. Parce qu’à l’heure actuelle, à trois, c’est très compliqué.

Après, il y a bien sûr d’autres joueurs qui ne sont pas dans l’association, mais ils n’ont pas le temps d’organiser des événements. On habite tous dans des villes différentes, on a tous des métiers, ce qui ne facilite forcément pas les choses pour tout ce qui est organisation.

Malgré tout, on pense qu’il est possible d’être positivement surpris par un afflux de nouveaux joueurs grâce au nouveau jeu. Après, il y aura toujours une scission du fait que les nouveaux joueurs n’iront pas forcément sur l’ancienne version.

En ce qui concerne la scène, tout dépendra de la volonté de l’éditeur d’organiser ou non des compétitions. Mais je pense qu’il y a le potentiel pour réussir à faire naître cette scène si l’éditeur s’en donne les moyens. De plus, le mode en ligne va faciliter les affrontements et le ranking par rapport à Crash Team Racing.

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Avec Crash Nitro-Fueled, la communauté espère une arrivée de nouveaux joueurs (Crédit : Activision)

Justement, la scène CTR tant nationale qu’internationale, qu’attend-elle de Crash Team Racing Nitro-Fueled ?

De manière très simple, la scène attend un jeu qui respecte les mécaniques de base de Crash Team Racing. On ne s’attend pas à avoir tous les raccourcis prenables, mais si le jeu contient les techniques de base qui font le charme de CTR comme le froggy (petits sauts dans les descentes pour maintenir la vitesse) ou l’ultime feu sacré, on sera content.

Le gros point d’attente est là, on veut que ça soit jouable et que ça ressemble à CTR. Après, les graphismes, ce n’est pas une priorité. Même si ça fait forcément plaisir de voir des graphismes cools, quand on est habitué à jouer avec des graphismes qui ont 20 ans, ce n’est pas là-dessus qu’on va juger le jeu.

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Le second point où l’on attend beaucoup de Crash Team Racing c’est, comme je l’ai précisé avant, au niveau des ranking et du jeu en ligne. Si on a ce ranking sur chacun des modes, je pense que ça validerait la grande diversité de modes que l’on peut trouver dans CTR.

Penses-tu que le fait que le remake soit sur toutes les plateformes peut aider CTR à se placer comme principal concurrent de Mario Kart ?

Je pense que c’est possible, mais sur du court terme. J’ai du mal à imaginer que d’autres Crash Team Racing sortiront après Nitro-Fueled, là où on a le droit à un nouveau Mario Kart à chaque génération de console Nintendo.

Après, même s’ils se ressemblent, ce sont des jeux qui sont bien différents. Pour moi, Crash Team Racing répond à la perfection au « Easy to play, hard to master » ce qui pour moi n’est plus le cas des derniers Mario Kart, en dehors des modes de contre la montre.

Dans CTR tu auras beaucoup moins l’aspect aléatoire. Tu ne vas pas te prendre deux carapaces bleues et une carapace rouge dans le dernier tour qui vont te faire perdre une course que tu dominais pourtant de bout en bout.

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Crash Nitro-Fueled sera disponible sur de nombreuses plateformes (Crédit : Activision)

Donc tu ne penses pas que si le jeu rencontre un gros succès, des suites soient prévues ?

Selon moi, ça va avant tout dépendre du succès financier du jeu. Si le jeu marche, l’éditeur se dira sûrement qu’il y a moyen de faire quelque chose après.

Mais il y a toujours un risque que le jeu ne marche pas tant que ça. CTR a certes très bien marché sur la PS1, mais ce n’était quand même pas un des plus gros succès de la console. De plus, les jeux de plateformes Crash avaient eu de meilleurs résultats en termes de ventes.

Par rapport au Tournoi de fin 2019 dont tu me parlais tout à l’heure, la sortie de CTR Nitro-Fueled change quoi ?

Aujourd’hui, le tournoi sur Paris est remis en question avec la sortie de Crash Team Racing Nitro-Fueled. Parce que si l’on veut créer un tournoi majeur sur le jeu, il va falloir demander l’accord d’Activision.

Je pense qu’on a la possibilité de faire quelque chose en collaboration avec eux. Après, la balle sera dans leur camp, ce sera à eux de prendre la décision finale de voir si ça se fait ou non.

S’ils refusent, eh bien on repart sur l’idée d’origine et on organise notre événement sur Crash Team Racing. Mais on peut aussi imaginer un événement sur les deux jeux, ce qui serait super tant au niveau national qu’international pour le jeu.

Ça apporterait de la lumière sur une scène amateur qui a peu de vocations à devenir professionnelle, même si on se dit que ça serait quelque chose d’extraordinaire. Peut-être qu’à l’avenir ça sera faisable en partenariat avec des bars esport par exemple. C’est déjà le cas sur Super Mario Kart avec Neo qui est sponsorisé par le Meltdown.

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Si la communauté de Crash Team Racing n’est pas immense, elle reste néanmoins très motivée à faire connaître sa passion au plus grand nombre. Il est magnifique de penser que vingt ans après la sortie d’un jeu, une communauté soit toujours aussi soudée et prête à se mesurer à l’occasion de tournois comme les championnats d’Europe.

Rencontrer Florian nous a permis de voir les limites actuelles, mais aussi les perspectives futures de Crash Team Racing en France et dans le monde avec la sortie prochaine de Nitro-Fueled. Fort de leur expérience, CTR France pourrait faire de notre pays un lieu majeur de l’esport sur ce jeu si leur rêve d’organiser un immense tournoi en région parisienne venait à se réaliser. 

Mais CTR France n’est pas seul, ce rêve, nous pouvons les aider à le réaliser. Que vous tombiez sur cet article après la sortie de Nitro-Fueled ou bien que vous connaissiez la licence Crash depuis les années 90, vous savez désormais vers qui vous tourner pour constituer ensemble une communauté française forte et unie.

Au final, peut être CTR Nitro-Fueled n’aura pas le succès attendu et la licence restera à jamais dans l’ombre de Mario Kart. Mais ce qui est sûr, c’est que sa communauté elle jamais ne s’éteindra. Et puis, ne soyons pas défaitistes, il n’est pas impossible que ce nouveau jeu soit apprécié et que, grâce à lui, la licence renaisse de ses cendres. Nous aurions alors en mains toutes les cartes pour faire de cette scène une des plus belles scènes esport. Après, comme le dit si bien Florian, la balle sera dans le camp d’Activision pour aider à la structurer et à la faire exploser aux yeux de tous.

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2 Commentaires

Ludwig 19 janvier 2019 - 18 h 35 min

Coquille : C’est « Paris esports » et non, « Paris Esport ».

Reply
Alexandre Hellin 19 janvier 2019 - 19 h 33 min

Merci ! C’est corrigé. Cette fois, un article entier n’aura pas été nécessaire. C’est rassurant 🙂

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